Rechercher dans ce blogue

Chargement...

Le curcuma : une plante aux multiples vertus

https://www.flickr.com/photos/megabeth/2556792323/in/photolist-6K7FTZ-bbfunP-7E7zWz-7KN68b-e6HbPf-9FxsVW-9JoCg8-8h7aPB-ahMA9q-fzdFm-bsDxr7-snh8h-SHEhM-5GkdL7-9FuvUp-gFdxgW-gdfTN3-fAoSrZ-dyerFp-ahMxXo-ahJLqP-ahMzhE-gdeEjv-2iqdd4-ahJLJP-ahMzCC-6WYaN3-ahJMQ4-ahMxFb-ahJJLH-ahMxkS-2u5b2L-ahMycf-ahMysd-4WmuMs-e6Bwxz-71CaMQ-2tZKJr-5gW36t-5gW3ca-cfDUG-6Ndfcv-5P6U9P-3fTUvW-4TWehg-fzdC9-7JBgmd-4iNHRf-fAE3EL-9PfS2E
Le curcuma est une plante herbacée originaire du sud de l’Asie dont le rhizome jaune moutarde rappelle le gingembre. Il est utilisé depuis des millénaires en Inde et on lui confère depuis toujours plusieurs vertus, tant comme additif alimentaire permettant la conservation des aliments, que médicinale.

Au cours des dernières décennies, il a suscité de plus en plus d’intérêt à travers le monde. On sait maintenant que son ingrédient actif est la curcumine. Il s’agit d’un antioxydant très puissant qui en fait une plante à découvrir si ce n’est pas déjà fait. La présence de poivre noir ou de gingembre augmente l’absorption de la curcumine. Le curcuma est une plante sécuritaire à laquelle on connaît peu d’effets indésirables; certaines personnes ont rapporté des vomissements, de la diarrhée ou de la constipation. Par contre, on recommande de ne pas l’utiliser si on souffre d’obstruction des voies biliaires. De plus, il est important de noter que le curcuma possède des propriétés anticoagulantes et peut augmenter l’effet des médicaments anticoagulants comme l’aspirine ou le Coumadin.

Les recherches scientifiques vont bon train dans le domaine du cancer depuis qu’on a découvert la capacité de la curcumine à inhiber toutes les étapes du développement du cancer incluant l’angiogenèse. Comme il est maintenant reconnu que le cancer apparaît plus souvent dans un terrain miné par l’inflammation chronique, on espère pouvoir utiliser la curcumine comme agent de prévention du cancer et dans le traitement de celui-ci.
 
On reconnaît au curcuma plusieurs propriétés médicinales dont en voici quelques-unes :

·         Il possède des vertus anti-inflammatoires – arthrite,  rhumatismes, tendinite, arthrose, douleurs musculaires (fibromyalgie), sciatique;

·         Il semble diminuer les symptômes des maladies inflammatoires de l’intestin et du côlon irritable;

·         Il soulage les douleurs de l’endométriose en diminuant les taux de prostaglandines. Il pourrait aussi diminuer la croissance des cellules anormales en empêchant l'oestrogène sain de se transformer en oestrogène cancérigène;

·         Il a un effet hépatoprotecteur, c’est-à-dire qu’il protège le foie des toxines. Il est possible qu’il participe à la régénération des cellules hépatiques;

·         Il améliore les fonctions biliaires en facilitant la sécrétion et l’évacuation de la bile;

·         Il atténue les troubles digestifs comme la dyspepsie, les maux d’estomac, les nausées, la perte d’appétit;

·         Certaines études suggèrent qu’il pourrait enrayer la bactérie Helicobacter Pylori responsable des ulcères gastriques et duodénaux;

·         Plusieurs études ont démontré que le curcuma peut aider à prévenir le cancer par son puissant effet antioxydant. De plus, il pourrait participer au traitement du cancer en causant l’apoptose (mort des cellules cancéreuses) et en stoppant l’angiogenèse (croissance de nouveaux vaisseaux sanguins);

·         Il protège le système cardiovasculaire en prévenant les dépôts de graisses dans les artères. Son effet anticoagulant aide à prévenir les caillots de sang et à diminuer les risques de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux (AVC);

·         Il agit comme dépuratif sanguin qui aide à soulager les problèmes de peau comme l’eczéma, le psoriasis et la peau sèche;

·         Il accélère le métabolisme des gras et peut contribuer à la perte de poids;

·         Il agit comme agent antiseptique et antibactérien pour désinfecter les coupures et les brûlures;

·         C’est un analgésique naturel qui semble agir comme un inhibiteur de la COX-2 (enzyme qui cause l’inflammation et la douleur);

·         Il protège les cellules cérébrales de la dégénérescence et pourrait être efficace dans la prévention de la maladie d’Alzheimer; on suggère que le curcuma pourrait participer à la destruction des plaques amyloïdes dans le cerveau.

 

L'hypothyroïdie: le même médicament pour tous?

L’hypothyroïdie implique que la glande thyroïde n’arrive plus à produire suffisamment d’hormones thyroïdiennes pour assurer le fonctionnement normal de l’organisme. Les symptômes peuvent apparaître graduellement sur une longue période, parfois même des années, ou plutôt subitement, laissant la personne épuisée et chamboulée. Les manifestations d’une thyroïde au ralenti sont nombreuses et affectent tous les systèmes du corps : fatigue constante, léthargie, épuisement, sommeil non réparateur, frilosité, extrémités froides, gain de poids, constipation, perte de cheveux, picotements dans les mains et les poignets, dépression, règles irrégulières, infertilité, fausse couche, palpitations, anémie, hypoglycémie, et bien d’autres.

La solution la plus connue
Le traitement recommandé est la prise de thyroxine (T4) synthétique; le SynthroidMD est le médicament le plus fréquemment prescrit. Pour beaucoup de personnes, cette médication fonctionne à merveille et la vie continue. Pourtant, d’autres se sentiront moyennement mieux, alors que certains continueront à  se sentir franchement mal.

Comment ça fonctionne?
Normalement, la glande thyroïde qui fonctionne correctement produit de la thyroxine (T4), l’hormone que le médicament Synthroid cherche à remplacer. Ce qu’il faut savoir est que la T4 comme telle ne fait rien tant qu’elle n’a pas perdu une molécule d’iode pour devenir la T3. Cette conversion, appelée désiodation, a lieu principalement dans le foie, ainsi que dans les reins, la rate, les poumons, l’hypophyse et les muscles. Pour bien des gens, le problème se situe à ce niveau, car ils ne peuvent tout simplement pas convertir la T4 en T3. Ce processus nécessite la présence de certains minéraux et un taux de cortisol adéquat (on sait que le stress l’augmente fortement).

Que peut-on faire?
Il est essentiel de faire un bilan sanguin qui inclut les taux de T4 et de T3, ainsi que ceux de la rT3 (triiodothyronine inverse – métabolite issu de la désiodation de la thyroxine). Il faut ensuite travailler avec son médecin afin de trouver le meilleur traitement. Certaines personnes réagissent beaucoup mieux à l’extrait thyroïdien desséché ou à la T3 elle-même. Ceux-ci nécessitent une ordonnance médicale.

L’approche naturelle
Le foie et la glande thyroïde entretiennent une relation d’interdépendance complexe. Bref, si l’un n’est pas à son meilleur, l’autre en souffre aussi. Comme le foie est sollicité pour le processus de conversion de la T4 à la T3, il est important de s’assurer de son bon fonctionnement. Une cure de nettoyage pour le foie et une révision de l’alimentation peuvent souvent remettre la glande thyroïde en marche.

Plusieurs nutriments sont indispensables à la santé de la thyroïde. Par exemple, l’iode joue un rôle essentiel dans la synthèse des hormones thyroïdiennes; il s’agit du plus important constituant de la thyroxine. De même, l’alimentation doit fournir suffisamment de matériel nutritif afin de pourvoir à tous les besoins de la thyroïde. Afin d’optimiser son rendement, le corps a besoin de sélénium, de zinc, de cuivre, de fer, de calcium, de magnésium et de manganèse, ainsi que des vitamines A, B, C et E et des acides gras essentiels.

Pour une grande part de la population, la nutrition est le secteur le plus négligé de nos vies, et pourtant, il s’agit de la clé magique de la bonne santé!
 
Pour plus d'informations sur le sujet:
L'hypothyroïdie expliquée, Gisèle Frenette, Québec-Livres, 2009, 2013

Livre: Les 5 messagers du corps

Avouons-le, certains sujets ne se discutent pas avec n’importe qui! Et encore là, il y a certains secrets intimes que même nos meilleurs amis ne connaissent pas. Pourtant, ces questions continuent de tourner dans nos têtes. « Est-ce normal que…, dois-je m’inquiéter si…, comment savoir si les autres ont ça? » Il reste le médecin, mais encore faut-il réussir à avoir un rendez-vous et oser poser cette question embarrassante!
 
Mes contacts avec les gens m’ont fait réaliser que plusieurs d’entre eux connaissent peu le fonctionnement normal du corps humain. Sans connaître la normalité, il est plus difficile de reconnaître quand il y a matière à s’inquiéter. C’est là que l’idée d’écrire un petit livre simple et concret est apparue. Il s’agit d’un livre qui dit les choses telles qu’elles sont, et non à mots couverts.

Les 5 messagers du corps : comment la peau, les ongles, les selles, l’urine et les règles vous informent sur votre santé décrit en détail 5 parties ou fonctions du corps qui vous transmettent des messages sur votre état de santé. La plupart de ces signaux sont visibles à l’œil nu et peuvent vous informer sur ce qui se passe à l’intérieur de votre corps.
 
Chacun des chapitres du livre aborde un thème en profondeur et est divisé comme suit : ce qu’est la normalité pour cette partie ou fonction du corps, les besoins spécifiques qui lui sont liés, les symptômes qui pourraient apparaître et leurs significations et ce qu’il y a à savoir au sujet du lien émotif qui s’y rattache. Chaque chapitre se termine par des réponses à plusieurs questions qui me sont souvent posées.

En apprenant à mieux connaître son corps, il devient plus facile de devenir autonome dans le suivi de notre santé.  En fait, le corps humain est la machine la plus complexe qui soit, mais en prendre soin est simple. Il ne demande qu’à être bien alimenté, à bouger et à se reposer.

Bonne lecture!

Notez bien: Les 5 messagers du corps est disponible en format papier en librairie (demandez-le si vous ne le voyez pas) et en ligne, au Canada dès maintenant, en format numérique fin avril et en Europe vers la mi-mai 2014.

Livre : « Gluten : comment le blé moderne nous intoxique »

Un autre livre sur le gluten, me direz-vous!  Comme vous pouvez vous en doutez, je lis tout ce qui s’écrit sur le sujet pour me tenir au courant des nouveaux développements.  J’ai été agréablement surprise par le dernier livre que j’ai lu, tellement que j’ai décidé d’en parler sur ce blogue.
 
Il s’agit du livre Gluten : comment le blé moderne nous intoxique, écrit par Julien Venesson, qui est, entre autres, journaliste scientifique, consultant en nutrition et santé, et rédacteur en chef du magazine numérique Alternatif Bien Être.
 
Alors que l’on soupçonne qu’une personne sur trois souffre d’une sensibilité au gluten sans même le savoir, il est plus que temps d’informer les gens correctement. Le gluten a tellement fait couler d’encre depuis quelques années que plusieurs pensent avoir affaire à une «nouvelle diète à la mode» de passage comme tant d’autres. Pourtant, ce n’est pas le cas. L’effet toxique du blé moderne est bien réel et, trop souvent, c’est seulement en l’éliminant complètement de l’alimentation pendant plusieurs mois que ses victimes mal en point se rendent compte de la différence. Pour plusieurs, c’est la lumière au bout d’un long tunnel sombre. Je l’ai dit et je le répète, toutes les personnes qui souffrent de symptômes liés de près ou de loin à l’inflammation (ce qui inclut toute une panoplie d’affections) devraient au moins faire un essai sans gluten.

Malgré un apport considérable d’informations scientifiques, ce livre est à la portée de tous. Les explications que Julien Venesson sont claires, imagées, et nous font comprendre l’importance de se prendre en mains. Excellent pédagogue, l’auteur nous révèle les liens entre le gluten et l’état de santé désastreux qui suscite tant d’inquiétude de nos jours. Certains lecteurs seront surpris de l’étendue des dommages causés par le gluten.

En fait, cet écrit complète à merveille mon livre Intolérance au gluten et je vous le recommande fortement. L’information reste toujours un outil indispensable dans le maintien d’une bonne santé.

L'endométriose: l'alimentation à la rescousse

L’endométriose est une maladie gynécologique qui atteint les femmes de tout âge. Sa complexité découle du fait qu'elle implique tant le système reproducteur, endocrinien qu'immunitaire, et qu'en plus, elle semble exacerbée par diverses composantes alimentaires et environnementales. L’approche allopathique consiste à traiter l’endométriose par une thérapeutique hormonale visant à diminuer les taux d’œstrogène et par la chirurgie. Pourtant, le corps humain a le pouvoir de se régénérer si on lui fournit les nutriments essentiels dont il a besoin.

L’ennemi numéro un : l’inflammation
L’inflammation est un facteur aggravant de l’endométriose qui met le système immunitaire à rude épreuve. D’ailleurs, les recherches ont démontré que les femmes atteintes d’endométriose souffrent plus souvent que les autres de différentes maladies auto-immunes, d’allergies et de candidose systémique. Cela dit, l’alimentation moderne, qui encourage la dénutrition et l’inflammation plutôt que la santé, devrait être au centre de nos préoccupations.

Le gluten
Plusieurs aliments sont à proscrire lorsque l’on vise à enrayer le processus inflammatoire. Le gluten est certainement en tête de liste comme aliment à éviter. Il faut savoir que le blé moderne, après avoir subi d’innombrables croisements afin d’en accroître le rendement, n’a plus rien à voir avec le blé ancien. Notre système digestif, qui n’a tout simplement pas évolué au même rythme, ignore comment soutirer les éléments nutritifs essentiels de cette protéine quasi étrangère. Les céréales contenant du gluten – le blé, l’avoine, l’orge, le seigle, le triticale, l’épeautre et le kamut – encouragent l’inflammation et devraient donc être évitées.

Les sucres et les gras saturés
Le sucre sous toutes ses formes promeut l’acidité systémique, ce qui favorise l’inflammation et la douleur de l’endométriose. Les gras saturés (viande, beurre, margarine, fromage) encouragent la formation des prostaglandines pro-inflammatoires. De plus, la viande rouge contient souvent des hormones de croissance dont l’œstrogène.

Autres aliments à éviter
·        Les produits laitiers stimulent l'inflammation;
·        La caféine et l'alcool augmentent les taux d'œstrogène en circulation;
·        Le soya agit comme un œstrogène dans le corps;
·        Les fruits citrins et la levure selon la tolérance personnelle; 
·        Tout aliment auquel on a une intolérance ou une allergie connue;
·        Tous les additifs chimiques.
 
Article publié dans le webzine Girlykréyol
Source : L’endométriose : Vaincre la douleur et l’infertilité, Gisèle Frenette, Québec-Livres, 2011
Image courtoisie de Marin/FreeDigitalPhotos.net 

La sérotonine: la nourriture du cerveau


Le cerveau humain contient une multitude de messagers chimiques qui lui permettent  de communiquer avec le reste du corps. Ce sont les neurotransmetteurs, c’est-à-dire des substances qui permettent de transmettre l’influx nerveux entre les neurones. Ils sont absolument indispensables à votre survie, car ils régulent la respiration, la contraction musculaire, la capacité de voir, de penser, de comprendre, de ressentir des émotions et bien plus. Le cerveau étant un organe d’une grande complexité, il faudra encore bien des recherches avant d’en connaître tous les secrets. Par contre, on sait que lorsque l’activité des neurotransmetteurs est perturbée, il s’ensuit certains comportements anormaux tels que l’anxiété, la dépression, les crises de panique et l’agressivité.

À quoi sert la sérotonine?
La sérotonine est un neurotransmetteur très important sécrété par certaines cellules du cerveau et du système digestif. Elle intervient dans la régulation du sommeil, de l’humeur (anxiété, trouble obsessif-compulsif), de l’appétit, de la libido, du seuil de la douleur et de la température corporelle. Certaines études suggèrent que ce messager chimique est nécessaire au bon développement de l’embryon et que 50% des cas de mort subite du nourrisson pourraient être liés à un déséquilibre de sérotonine.

La sérotonine dans l'intestin!
On trouve environ 80% de la sérotonine totale de l’organisme dans la muqueuse gastro-intestinale. À partir de cette information, on peut suspecter que les taux de sérotonine seront affectés par une maladie compromettant l’absorption des nutriments à travers la muqueuse intestinale. Est-ce que l’intolérance au gluten (la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse) qui limite sérieusement le passage des éléments nutritifs de la paroi intestinale à la circulation sanguine peut entraîner une diminution des taux de sérotonine au cerveau? Cela pourrait fournir une explication au nombre de cas de dépression et de troubles mentaux qui semblent augmenter de façon exponentielle. Ce n’est peut-être pas un hasard si de plus en plus de gens se découvrent une intolérance au gluten et qu’en changeant leur alimentation pour améliorer leur santé physique, ils voient leurs symptômes psychiques disparaître comme par enchantement.

Où la trouve-t-on?
La sérotonine est synthétisée à partir du tryptophane, un acide aminé essentiel à la composition des protéines dans l’organisme. Il est donc important d’incorporer à votre alimentation des aliments riches en tryptophane tels que le poulet, la dinde, le poisson, les noix, les œufs, les bananes et les légumineuses, ainsi que des acides gras essentiels dont les oméga-3.

«S» pour sérotonine
Durant ses conférences sur la maîtrise du stress, Amir Georges Sabongui, psychologue et conférencier, partage huit façons de nourrir l’esprit. Il les nomme Les 8 «S» de la sérotonine :
·         Soleil
·         Sommeil
·         Sourire
·         Sport
·         Social
·         Sexe
·         Steak (qui en contient un peu)
·         Spiritualité.

Il est clair en lisant cette liste que la santé des neurotransmetteurs, dont la sérotonine, dépend en grande partie d’un équilibre de vie sain et harmonieux.
 

La vision double: est-ce sérieux?


Qu'est-ce que la vision double ?
 
Voici un article que l'on m'a proposé de partager sur mon blogue ; j'ai accepté, car, il n'y a pas de doute, la santé des yeux concerne tout le monde. Merci David!
 
 
Si certains cas de vision double peuvent être charmants, d'autres peuvent par contre être plutôt dérangeants.  La vision double (diplopie) est une condition malheureuse et parfois terrifiante qui vous fait distinctement voir deux images d'un même objet.  Ce phénomène peut se produire à l'occasion ou tout le temps. Les deux images sont parfois une par-dessus l'autre, ou côte à côte, parfois aussi il y a un peu des deux.

D'autres symptômes accompagnent parfois la vision double et ceux-ci peuvent être tout aussi affligeants pour le patient, notamment :

·         Nausée

·         Maux de tête

·         Faiblesses dans les yeux

·         Paupières tombantes.

À l'occasion, on peut aussi avoir l'air de "loucher" ou d'avoir des yeux "qui vagabondent".

La cause de votre vision double varie selon que celle-ci origine d'un seul œil ou des deux yeux. Il est donc impératif de consulter un oculiste (en particulier si c'est la première fois que vous en souffrez) qui pourra vous conseiller sur le meilleur traitement disponible.

Traitement de la vision double.

Avant de traiter la vision double, il importe de déterminer exactement la cause du problème. Il est parfois possible d'améliorer la condition de la vision double en corrigeant la cause, ou sinon en gérant la condition.

·         Des muscles des yeux faibles peuvent parfois être la cause de la vision double, et si c'est le cas, la condition peut être traitée avec la chirurgie.

·         Une condition connue sous le nom de myasthénie grave peut être la cause de votre vision double et un traitement avec des médicaments est alors possible.

·         Une glycémie non contrôlé chez les diabétiques peut aussi être un facteur et ce problème peut être traité grâce à un contrôle adéquat du niveau de glycémie et/ou d'insuline (tel que prescrit par votre médecin).

Malheureusement, il y a parfois des cas où cette condition affligeante ne peut pas être éliminée. Dans ce cas, il y a des traitements pour aider les gens à vivre avec cette condition, notamment le port d'un pansement oculaire ou de lunettes à prisme spéciales pour aider à minimiser les effets de la vision double.

La vision double dans un seul oeil (Diplopie monoculaire).

En général, la plupart des gens souffrent de vision double quand ils essaient de voir quelque chose avec les deux yeux, et lorsqu'ils couvrent un œil la vision double semble disparaître.    Toutefois, la vision double peut se produire dans un seul œil, ce qu'on nome monoculaire, mais cela est moins courant.

Si la vision double se produit dans un seul œil, votre oculiste envisagera différemment les causes et le traitement de votre problème, car il recherchera peut-être des conditions différentes. 

Vision double soudaine.

La première chose à faire si vous souffrez soudainement de la vision double est de garder votre calme. Il se peut que ce ne soit pas grave, causé simplement par le stress et la fatigue. Ce peut toutefois être le signe d'une condition plus grave.

Si vous êtes préoccupé par la vision double, vous devriez toujours voir votre oculiste pour obtenir une opinion professionnelle.    

Rien dans cet article ne peut être interprété comme un conseil médical; celui-ci n'a pas été écrit pour se substituer aux recommandations d'un professionnel de la santé. Si vous avez des questions particulières, veuillez consulter votre oculiste.   

Gluten : Doit-on se fier aux tests d'anticorps?

La controverse autour du gluten a animé bien des discussions depuis quelques années. Un point souvent soulevé et qui cause beaucoup d’incertitude face au diagnostic de la maladie cœliaque concerne les résultats que l’on appelle les « faux négatifs ». Ce terme désigne un résultat qui exclut la maladie même si les symptômes qui y sont liés sont présents. Dans ce cas précis, seule une biopsie de la paroi de l’intestin grêle peut établir le diagnostic officiel de maladie coeliaque. Comme la biopsie est un examen qui comporte certains risques, elle est effectuée seulement si des anticorps indiquant la maladie sont révélés lors du bilan sanguin. Mais est-ce que ces tests sanguins sont fiables?

La littérature médicale explique que les tests sanguins pour déceler les anticorps tTG (anti-transglutaminase) et EMA (anti-endomysium) démontrent un niveau d’exactitude de 97 à 99 % dans le diagnostic de  la maladie cœliaque. En toute logique, les médecins appliquent ce qu’ils apprennent sans autre questionnement. Lors d’une conférence enregistrée pour « The Gluten Summit », le Dr Rodney Ford, un gastroentérologue pédiatrique reconnu comme expert dans le domaine du gluten, nous donne un autre son de cloche fort intéressant.

Il explique que les scientifiques font leurs recherches à partir d’une banque de sang de personnes ayant obtenu un diagnostic formel de la maladie cœliaque. En fait, le sang étudié provient de patients chez qui la biopsie de l’intestin grêle a décelé une atrophie totale des villosités intestinales. Cette façon de diagnostiquer la maladie est utilisée depuis plus de 20 ans. Mais voilà où le bât blesse! Si la paroi intestinale d’une personne ne démontre que de l’inflammation ou une atrophie villositaire partielle, on ne considérera pas qu’elle souffre de la maladie cœliaque. Pourtant, la maladie évolue graduellement et n’apparaît pas comme par enchantement, même si cela semble parfois le cas pour les symptômes.

La maladie cœliaque évolue avec le temps chez certaines personnes prédisposées. Les variables suivantes doivent être en place :

·         Gène prédisposant à la maladie présent à la naissance;
·         Le gluten doit faire partie de l’alimentation;
·         Bien que la maladie apparaisse souvent dès que le jeune enfant consomme du gluten (blé, avoine, seigle, orge, triticale, kamut, épeautre), chez d’autres, et ce à n’importe quel âge, un facteur déclenchant viendra démarrer le processus. Il peut s’agir d’un traumatisme tels un décès, une chirurgie, une infection, la période suivant un accouchement, etc.

Une fois ces facteurs en place, on pourrait résumer le déroulement comme suit :

·         Inflammation de la paroi intestinale;
·         Oedème de la muqueuse intestinale, hypertrophie des cryptes, émoussement des villosités (début d’aplatissement);
·         Atrophie partielle des villosités intestinales;
·         Atrophie villositaire totale.

Ainsi, les résultats du bilan d’anticorps tTG et EMA pour diagnostiquer la maladie coeliaque sont valables seulement lorsque les villosités qui recouvrent la paroi interne de l’intestin grêle sont complètement aplaties. Entre temps, plusieurs résultats sont des faux négatifs, c’est-à-dire que la personne se fait dire que son problème n’est pas lié au gluten, alors qu’en fait, il peut l’être. Le conférencier ajoute d’ailleurs qu’afin d’enrayer les dommages causés par le gluten, il faut d’astreindre à une diète strictement sans gluten, car le moindre écart, même minime, peut activer les anticorps anti-gliadine (IgA et IgG) dans la circulation sanguine pour une période de 3 à 6 mois. Si vous doutez du diagnostic, une diète sans gluten ou selon le terme utilisé par le Dr Ford, zéro-gluten, pendant une période d’au moins trois mois pourrait s’avérer utile pour déterminer la véracité du diagnostic. Si les symptômes diminuent, il est fort probable que le gluten est en cause. Comme une diète sans gluten saine et équilibrée n'est pas néfaste à la santé, cette période d'essai ne vous causera aucun tort.

Pour plus d'information sur le sujet: L'intolérance au gluten - disponible en format papier, numérique ainsi qu'en anglais.

La vitamine D: la vitamine soleil

La vitamine D se différencie des autres vitamines, car elle est la seule qui peut être synthétisée par l’organisme (la peau) sans faire appel à des nutriments ingérés. Une des principales sources de cette vitamine est le soleil. Sous l’effet des rayons ultraviolets du soleil, notre corps produit une forme primaire de la vitamine D, soit la D3 ou cholécalciférol. Celle-ci passe ensuite par le foie et le rein où un processus enzymatique la transforme en sa forme active (calcitriol). Elle peut alors répandre ses bienfaits dans le corps par le biais de la circulation sanguine.

Une exposition au soleil du visage, du dos des mains ou des bras, sans écran solaire de 10 à 15 minutes par jour, est suffisante pour maintenir des taux adéquats de vitamine D. Malheureusement, une grande partie de la population souffre d’une carence de cette vitamine pour diverses raisons : les gens qui ne s’exposent pas au soleil, les malades alités, les personnes âgées (diminution de la capacité d’absorption), les végétaliens, les travailleurs de nuit ou ceux qui vivent dans des régions où la saison froide se prolonge.

La vitamine D joue un rôle important dans le maintien de la santé osseuse incluant la croissance de l’os et sa solidité. Elle aide à absorber le calcium (de même que le phosphore) et à maintenir son taux sanguin, sinon l’organisme irait le puiser dans les os. La vitamine D aide donc à prévenir le rachitisme chez l’enfant et l’ostéoporose chez l’adulte. On lui confère des vertus immunostimulantes, en plus d’un rôle préventif contre le cancer (sein, colorectal), le diabète, certaines maladies auto-immunes (maladies inflammatoires de l’intestin, sclérose en plaques), les maladies de la peau et les affections cardiovasculaires.

On retrouve naturellement un peu de vitamine D dans l’alimentation et certains produits en sont enrichis : les huiles de poisson (foie de morue), les poissons gras, le jaune d’oeuf, le lait, boisson de soya enrichie, le foie de veau et de bœuf.

Les symptômes suivants peuvent découler d’une carence en vitamine D :

·         Rachitisme chez l’enfant;

·         Ramollissement des os chez les adultes (ostéoporose);

·        Problèmes dentaires (faible croissance des dents chez l’enfant, déformation des dents, tendance aux caries, inflammation des gencives);

·         Faible croissance de l’enfant;

     ·         Fatigue inexpliquée;

·         Faiblesse musculaire;

·         Spasmes musculaires;

·         Sensation de brûlure dans la bouche et la gorge;

·         Diarrhée;

·         Insomnie;

·         Nervosité, agitation, irritabilité;

·         Sentiment d’inquiétude sans raison;

·         Ongles cassants et friables;

·         Tendance aux infections respiratoires répétées;

·         Asthme (chez l’enfant surtout);

·         Toux persistante;

·         Psoriasis;

·         Myopie;

·         Photophobie (sensibilité à la lumière);

·         Hypotension;

·         Réaction exagérée aux stimuli;

·         Douleurs diffuses;

·         Troubles cognitifs (lien possible avec la démence et l’Alzheimer);

·         Dépression;

·         Fractures spontanées;

·         Anémie;

·         Grand besoin d’air (n’aime pas les pièces fermées).

Une supplémentation exagérée de vitamine D (plus de 10 000 UI par jour) sur une période prolongée peut causer des effets indésirables, car cette vitamine est liposoluble et s’accumule dans l’organisme (muscles, tissus adipeux, foie, reins). Les symptômes pourraient inclure : déshydratation, soif intense, perte d’appétit, perte de poids, grande fatigue, maux de tête, nausées, vomissements. Ces symptômes disparaissent habituellement dès que la prise du supplément est arrêtée.